Les cuisses (suite)


*précédemment* (cliquer sur ce lien)

Vos cuisses ainsi écartées
Offrent à ma vue, votre peau tendre.
Ma main y passe, sur ce chemin humecté
De sueur, ceci afin de vous surprendre

Elle monte, glisse vers ce centre convoité
Dont la vue m’offre, un plaisir de volupté.
Je salive, à la vue de cette gourmandise
Que je pense vais bientôt déguster
Comme une friandise.

♥♥♥

Allongé sur le lit, détendu et heureux
Je le regardais, tout enduit de sueur
Les mains sous la tête, douce torpeur
Je regarde le grain duveteux de ses cuisses.

J’y passe la main, avec douceur et tendresse
Envie de remonter, je m’arrête
Dans notre regard, un frisson de conquête
Les doigts glissent sur la peau qui se dresse

Frissonne, le temps est passé
Quelques gouttes se laissent aller
Sur les rondeurs de ce mâle abandonné
Vue sur l’entre-jambe écartée.

♥♥♥

Mes mains s’égarent à l’intérieur de ce velouté
Le collier qui pend frôle la peau, boule contre boule,
Venant cogner froidement la chaleur où elle s’enroule
Glisse sur la jambe, sur les cuisses écartées

Une main se réfugie dans le creux du genou
Le soulève, afin que les grains dévalent
Cette descente improvisée, devenus fous
Ils s’agitent, pris de magie, s’empalent

Enroulés autour des doigts féminins
Ils sont ainsi reliés devenus amants
Perdus dans la sensation, de ce lien
Qui n’en finit pas de tisser en cet instant

D’invisibles soubresauts intérieurs
Qui surgissent, troublants révélateurs
De ce qui monte comme ardeur
Sous la caresse devenue fureur.

♥♥♥

Ma bouche s’aventure avec ardeur
Du bout des lèvres, elle effleure
Chaque grain de la peau, sillonne

Sur la peau, la langue cherche
S’insinue, virevolte, vers une perche
Celle qui se tend, entre les cuisses
Montre le bout arrogant, lisse

Les lèvres s’aventurent, s’égarent
Semblent vouloir prendre l’étendard
Fausse piste, futur nectar
L’attente est meilleure, celle du départ

Les mains s’enhardissent, tâtent,
Palpent la chair ainsi offerte nue
Sous le regard de l’amante se hâtent
remontent vers ce sommet sans retenue

♥♥♥

En passant sur le galbe des rondeurs
De ses longs cheveux, et d’une main
Passe et repasse, sans aucune pudeur
Comme de la soie qui glisse soudain

Entre les cuisses, s’enroulent, tendre duvet
Et viennent se mêler à ce rempart
Qui se dresse devant eux, prennent le trajet
En écartant les jambes, s’emparent

De ce pieu que l’amant tient entre ses doigts.
Il se laisse aller à la caresse de l’onde
De ces vagues soyeuses rousses, pour un roi
Qui viennent s’échouer sur les courbes rondes

♥♥♥

Elles glissent avec délice, sur monts et vallées
S’accrochent parfois à l’ombre d’une main
L’amante s’en empare, blondes comme les blés
Et comme un torrent quelques boucles en vain
S’éparpillent là.

Il sait qu’il la regarde, ravit de ces douceurs
Tremble devant son désir qui l’envahit
Souhaite le partager, voit qu’il s’épaissit
Sous autant de caresses, et de langueur.

Tous les deux se laissent emporter
Sur les vagues de ce plaisir infini.

© petale mars 2011

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2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. petale
    Mar 31, 2011 @ 14:25:44

    Merci Mich, nouveau lecteur 🙂
    Ravie que cela t’ait plu.
    J’en mettrai d’autres, et puis bonne promenade 🙂

    Réponse

  2. michdu42
    Mar 29, 2011 @ 00:20:55

    holà la ; une belle écriture simple avec un bon style … Ton écriture riche et sensuelle m’a littéralement séduit.
    je repasse-raie

    Réponse

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